Choisir de voir le beau

Je trouverais cela triste que l’on ai pas connu les belles réalisations occidentales des cent dernières années. Elles ont rendu le monde infiniment meilleur. Je trouve ça triste que l’on refuse aux belles réalisations occidentales des cents prochaines années le droit d’advenir en mettant en péril l’avenir des peuples européens. Ce n’est pas que conserver les réalisations du passé qui compte seulement, mais aussi permettre à ce qu’il y a de bon de continuer à s’exprimer. 

Chaque jour, je découvre quelque chose de beau, d’imaginatif, d’inspirant. Je suis heureux d’avoir connu Latium, et ses personnages qui me manquent depuis le premier jour où j’en ai fini la lecture. J’ai été heureux de découvrir Little Nightmares et son univers sombre et mystérieux. J’ai aimé l’histoire d’amour du film Drive, qui semble flotter inexplicablement au-dessus de l’univers impitoyable du film. J’ai été heureux de lire les théories des physiciens sur la surface des trous noirs, qui semble se comporter comme un disque dur par principe holographique. J’ai été heureux de découvrir la chanteuse d’opéra Patricia Janeckova grâce aux algorithmes de recommandations du web. J’ai été heureux de voir Perseverance se poser sur Mars, comme tout le monde. Tout ça, je ne le connaissais pas il y a moins de six-sept mois.  Pourtant, déjà je ne souhaiterais pas qu’on l’arrache de mes souvenirs. Et je ne cite que le dixième de ce qui a pu me marquer sur cette période récente.

N’est ce pas sidérant? Malgré tout le poids du remplacement de population, malgré les quantités colossales d’argent que l’on peut investir sur le tiers-monde plutôt que sur notre propre développement, malgré le gauchisme qui gangrène tout, nous arrivons encore à faire des choses inimaginables de difficulté. Nous allons depuis moins de dix ans sur une autre planète. Et les foules occidentales restent passionnées par tout ça. Cela ne fait que me laisser rêveur sur ce que nous pourrions accomplir si nous retrouvions à nouveau notre plein potentiel.

De même, si nous devions penser à des œuvres qui influencent réellement notre imaginaire, et qui nous nourrissent, nous citerions probablement tous des créations occidentales étonnamment récentes. Et de fait, accepterions-nous par exemple de revenir au XVIIIe siècle et de perdre le souvenir de tout ce que nous avons pu créer de beau depuis? Faire survivre la civilisation occidentale et les peuples européens un siècle de plus, c’est permettre à toujours plus d’accomplissements de voir le jour. Des choses que nous aurions été tristes de ne pas avoir vu exister. 

Je ne suis pas adepte du procès en décadence à tout va. J’ai au contraire choisi de voir le beau. La médiocrité et la saleté sont la norme dans la condition humaine. C’est la beauté qui en est l’exception. Chacun se fait inquisiteur de la laideur, ce qui ne manque jamais de produire de l’ethnomasochisme de gauche et de droite à l’infini. La nostalgie est une force intérieure puissante, mais elle ne doit pas faire oublier que le passé ne nous laisse parfois le meilleur que parce que le temps n’a pas retenu toute la médiocrité qui pouvait entourer ce qui se faisait de mieux. Supprimer la laideur, ce combat sans fin qui nous obsède tous, compte peut-être moins que de continuer à faire en sorte que la beauté continue d’exister.

Et la présence de la beauté ne doit rien au hasard. Il est commun qu’elle soit tout simplement absente. Qu’il ne reste que le laid. On la trouve ça et là, à des endroits très précis. Souvent là où se développe la civilisation occidentale. Souvent là où se trouvent des peuples européens qui sont à la constante de recherche d’une esthétique, d’un imaginaire, d’un accomplissement.

C’est une chose qui a besoin d’un minimum de prospérité pour exister,  d’une longue maturation culturelle qui implique la présence de peuples travailleurs et ingénieux. Parce que la civilisation occidentale, et les peuples européens qui vont avec, sont capables de créer le beau comme nul autre, il faut les défendre inconditionnellement.  Ne pas nous comporter comme des enfants pourris-gâtés, et ne pas désirer que cet élan s’arrête parce que ce ne serait de toutes façons jamais assez. Il y a de la laideur, oui, mais ce n’est peut-être pas le plus important.